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Atelier RMB - Brigitte PERRIER

Analyse Artrinet de l’œuvre de Atelier RMB - Brigitte PERRIER


            

Classification : A460-A520-A220-B180-B240-B250-C110-C140-C160-D115-D150
(Il est possible de cliquer sur chaque code individuellement
pour le situer dans la classification générale.)

Atelier RMB - Brigitte PERRIER
Atelier RMB - Brigitte PERRIER

Le texte explicatif associé à chacun des quatre critères analysés (A - formalisme, B - matérialité, C - investissement, D - communication) positionne l’œuvre de l’artiste dans l’histoire de l’art en rappelant éventuellement les courants artistiques auxquels elle se rattache, ou les noms des artistes illustres s’étant exprimés dans une approche voisine.


A : FORMALISME
Le premier critère porte sur le formalisme de l'oeuvre : que voit-on quand on regarde une oeuvre, quel type de formalisation se donne à voir de prime abord ? Est-ce plutôt abstrait, plutôt figuratif, plutôt..., etc (classé du plus "abstrait" au plus "réaliste").?
A460 : "Néo-Figuratif", du "Pop'Art" au "Néo-Pop"
depuis l'émergence de l'image et du produit médiatisés dans l'art (Richard Lindner, E.Paolozzi, Ed Ruscha, Andy Warhol, Roy Lichtenstein, ...) jusqu'à leur omnipotence actuelle (Haïm Steinbach, Jeff Koons, Olivier Blanckart, Marc Dion, Takashi Murakami, Wang Du, ...).
A520 : "Mixed media"
Addition de formalismes divers. Rencontré plutôt chez les jeunes créateurs fin XXème / début XXIème, et allant souvent de pair avec les "Installations" (Jason Rhodes, Rirkrit Tiravanija, ...).
A220 : Abstrait avec signes
L'oeuvre globale reste abstraite mais comprend des, ou est faite uniquement de : signes formant des graphies ; avec sens
des "Lettristes" (Isidore Isou, Maurice Lemaitre, …) aux "Conceptuels" (Joseph Kossuth, Roman Opalka, …); écriture entre formalisme et communication pure (Ben, On Kawara, Barbara Kruger, ...).


B : MATERIALITE
Le second critère porte sur la matérialité de ce qui est donné à voir. S'agit-il de pur concept, de jeu de matières, d'objet détourné etc. (classé du plus "immatériel" au plus "réel") ?
B180 : en matérialité matérialité mixte : structurée / non structurée
lorsqu'une oeuvre est "structurée" dans sa "non structuration", et inversement (répétitivités de formes, de signes, de matières... Viallat, Toroni, Degottex, Hantaï,...).
B240 : matériaux ou objets en "Assemblages", collages / décollages, ou "Installations"
objets signifiants ou in-signifiants (voire, rebus de la société) lorsqu'ils sont assemblés dans un nouvel esprit :
- esthétisant, comme chez les "Nouveaux réalistes" (Arman, Spoerri, César, …) ; les "Affichistes" (Jiri Kolar, M. Rotella, R. Hains, ...)
- en parodie comme chez les "Simulationnistes" (Haïm Steinbach, ...)
- en diverses et multiples autres "Installations" comme chez des artistes connus (Christian Boltanski, Edward Kienholz, ...) et surtout chez de nombreux artistes des nouvelles générations.
B250 : tautologie
tous objets, matériaux, etc ... repris et présentés seuls en tant que tels. objets travaillés
en particulier les sculpteurs sur bois, pierre, etc. Mais aussi tous objets trouvés, recyclés, et travaillés (en particulier avec l'Art Brut).


C : INVESTISSEMENT CORPS / ESPRIT
Le troisième critère porte sur « l'investissement » de l'artiste dans son oeuvre. Avec quel ratio Corps / Esprit, l'artiste s'investit-il dans son oeuvre ? Classé du plus "intellectuel" (p.ex. "l'Art Conceptuel", ...) au plus "physique" (p.ex. le "Body Art", ...).
C110 : plus vers l'intellectualité / l'essence, conceptualités, questionnements spécifiques
de Bruce Naumann à Daniel Buren ; le "Système de l'art" questionne ses propres fondements ou son histoire (C.M Mariani, Wim Delvoye, Komar et Melamid, ...).
C140 : plus vers l'intellectualité / l'essence, travail intérieur axé plus vers le fantasmatique
fantasmes de tous ordres, qu'ils soient sexuels, sociaux, religieux ou tous autres, du moment qu'ils sont "formellement" maitrisés (de Georgia O'Keeffe à Annette Messager, en passant par Clovis Trouille, ...).
C160 : plus vers la corporéité / les sens, par l'expression d'une "humanité" (allant de la Vie à la Mort)
- qu'elle soit factuelle (John de Andrea, Duane Hanson, Itsvan Sandorfi, ...)
- ou bien symbolique (James Ensor, G. Rouault, F. Grüber, Zoran Music, Rebeca Stevenson, Jan Vercruysse, ...), ...


D : COMMUNICATION
Le quatrième critère porte sur l'aspect « communication » : L'artiste a t-il une volonté délibérée de communiquer à travers ses oeuvres un message quelconque ? (classé du plus "spiritualiste" au plus "sociétal").
D115 : via le signifié en narrations ou symboliques diverses qu'elles soient
allégoriques, métaphoriques (les matériaux de J. Beuys, ...), analytiques (les "suites de Fibonacci" de Mario Merz, ou celles de Robert Filliou, ...), critiques (de Henri Cueco à Hans Haacke ou Guillaume Bijl, ...).
D150 : via le signifiant
en partant du principe que les travaux sur les signifiants forment en eux-même un discours assumé (par exemple: "les châssis" de Daniel Dezeuze, etc., etc., ...) parcequ'il comprend lui-même un message réelement "lisible"
(messages lumineux de Jenny Hölzer, textes de Ben ou de On Kawara, ...).

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